Les AESH : 500 postes supplémentaires
C'est l'une des mesures phares de ce budget pour les familles d'enfants en situation de handicap : 500 accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) supplémentaires seront recrutés dans le cadre du programme dédié à l'inclusion scolaire.
Les AESH jouent un rôle indispensable pour permettre aux enfants porteurs de handicap — moteur, sensoriel, cognitif ou psychique — de suivre leur scolarité dans les meilleures conditions possibles. Chaque accompagnant soutient l'élève dans ses apprentissages, ses déplacements, sa communication et son autonomie au quotidien dans l'établissement.
Une hausse qui répond à une demande croissante des familles, dans un contexte où les listes d'attente pour obtenir un accompagnement restent longues dans de nombreux départements.
Cette annonce est accueillie positivement par les associations, mais avec prudence : les syndicats rappellent que la très grande majorité des AESH travaillent à temps partiel imposé (souvent autour de 24 heures hebdomadaires), ce qui maintient leurs salaires sous le seuil du SMIC. La question de la qualité et de la pérennité des postes reste donc entière.
Si votre enfant est en attente d'attribution d'une AESH, le nombre de postes notifié par la MDPH ne garantit pas une affectation immédiate. Rapprochez-vous du directeur d'école ou de l'inspecteur AESH de votre circonscription pour suivre l'avancement de votre dossier.
AAH et prime d'activité : le cumul est préservé
C'est la victoire la plus importante de ce budget pour les travailleurs handicapés. Le projet de loi de finances initial contenait un article 79 particulièrement redouté, qui prévoyait de ne plus considérer l'AAH comme un revenu professionnel dans le calcul de la prime d'activité.
Concrètement, cela aurait privé 87 % des bénéficiaires actuels du cumul des deux aides, soit une perte moyenne estimée à 174 € par mois pour les personnes concernées — représentant une baisse de 10 à 12 % de leurs ressources globales.
« On fragilise ceux qui s'accrochent à l'emploi malgré les obstacles. C'est tout un modèle d'insertion qui vacille. »— Nadine Maudet, directrice générale de l'Unapei, lors des débats parlementaires
Sous la pression des associations, des rapporteurs spéciaux du Sénat et de nombreux parlementaires, l'article 79 a été supprimé dans la version définitive adoptée le 2 février 2026. Les 108 000 personnes qui cumulent AAH et prime d'activité conservent donc leur droit à ce dispositif dérogatoire instauré en 2016.
✓ Ce qui a été préservé
- Cumul AAH + prime d'activité pour 108 000 personnes
- L'AAH reste comptabilisée comme revenu professionnel
- L'AAH n'est pas gelée : revalorisation au 1er avril 2026
- Les détenus percevant l'AAH conservent leur allocation (plafonnée à 30 % du taux plein)
- Indemnités journalières des personnes en ALD : non imposables
✗ Ce qui régresse
- Suppression du crédit d'impôt pour les travaux d'adaptation du logement
- Perte du financement de 3 000 postes dans les entreprises adaptées (EA)
- Baisse de 22,3 M€ des crédits aux entreprises adaptées
- Réduction de 515 ETP à France Travail
Le point sur l'AAH en 2026
L'Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) est versée par la CAF ou la MSA aux personnes dont le taux d'incapacité est reconnu par la MDPH. Son montant maximum en 2026 est de 1 033,32 € par mois, et une revalorisation est attendue au 1er avril 2026, versée à partir de mai.
Pour bénéficier de l'AAH, il faut : un taux d'incapacité d'au moins 80 % (ou entre 50 et 79 % avec restriction substantielle d'accès à l'emploi reconnue par la CDAPH), avoir 20 ans ou plus (16 ans si plus à charge), résider en France de façon stable, et ne pas dépasser les plafonds de ressources fixés par décret. La déconjugalisation s'applique automatiquement depuis octobre 2023.
Le point noir : les entreprises adaptées en danger
Malgré les avancées sur l'AAH, le budget 2026 inflige un coup sévère à l'emploi accompagné. Les entreprises adaptées (EA) — structures qui emploient des travailleurs handicapés en milieu ordinaire — perdent 22,3 millions d'euros de financement, ce qui menace près de 3 000 postes selon les fédérations du secteur.
Ce que cela change pour les familles en parcours d'adoption
Pour les familles d'Emmanuel-SOS-Adoption qui accompagnent ou envisagent d'accueillir un enfant en situation de handicap, voici les points de vigilance concrets :
Si vous préparez l'accueil d'un enfant porteur de handicap — dans le cadre d'une adoption nationale, internationale ou d'un projet d'accueil familial — nos équipes peuvent vous accompagner dans la compréhension de vos droits et des dispositifs auxquels vous pouvez prétendre.
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